Vingt mille lieues sous les mers

Livres
S-F
Date de publication

18 mai 2026

Enfant, je n’ai pas lu le fameux roman de Jules Verne intitulé « Vingt mille lieues sous les mers » publié en 1870 et je me suis toujours dit que c’était bien dommage. C’est désormais chose faite, et j’ai d’ailleurs passé un bon moment avec cet ouvrage. Jules Verne y brosse un panorama très riche de ce que la science connaissait de la vie dans les océans à la fin du XIXᵉ siècle, et y ajoute avec talent des éléments complètement fictifs comme l’Atlantide ou encore un tunnel reliant la mer Rouge à la Méditerranée orientale.

À de nombreuses occasions, l’auteur se lance dans de longues listes de noms d’animaux, notamment de poissons. Je m’intéresse beaucoup à l’ichtyologie, mais dans le roman, ces longues suites de noms vernaculaires alourdissent le récit. On peut également relever quelques erreurs, certes facilement explicables pour le XIXᵉ siècle, mais aujourd’hui déroutantes. Par exemple, Jules Verne décrit les cachalots comme de méprisables créatures passant leur temps à agresser les baleines, lesquelles seraient, elles, de paisibles animaux. Il évoque également une sorte d’espadon herbivore ! Au-delà de ces quelques approximations, le roman est incroyablement riche sur le plan technique, avec des explications très crédibles sur les nombreuses inventions et dispositifs imaginés par le capitaine Nemo.

Le seul véritable défaut de cette histoire est la fin choisie par Jules Verne. Le narrateur parvient à s’échapper du sous-marin juste avant sa disparition, et cette fin très abrupte n’apporte aucune information sur l’origine et les motivations de Nemo. D’où vient-il ? Pourquoi une telle méfiance vis-à-vis de l’humanité ? Autant de questions fondamentales qui ne trouvent aucune réponse dans Vingt mille lieues sous les mers.

C’est bien dommage, et j’aurais volontiers remplacé les longues listes de noms d’animaux marins disséminées dans le texte par quelques explications sur l’histoire et les motivations du génial capitaine.